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Christine de Pisan





Naissance: 1364
Décès: 1431

Parce qu'elle perdit très tôt son mari, Christine de Pisan nous touche surtout dans ses poèmes lorsqu'elle laisse affleurer sa souffrance de femme seule : « Seulette m'a mon doux ami laissée. » Dans une poésie plus calculée mais moins conventionnelle que celle des troubadours, elle exprime les tourments de la séparation ou de la privation d'amour.

Née à Venise vers 1363, Christine de Pisan vient en France à l'âge de trois ans pour être élevée à la cour du roi Charles V le Sage, où son père devient l'astrologue, puis le conseiller du roi. À quinze ans, elle épouse un gentilhomme picard, Pierre de Castel. Veuve dix ans plus tard, elle se consacre à ses trois enfants. La mort de son mari l'a laissée dans une situation précaire. Pour tromper son chagrin, elle écrit de nombreuses poésies légères (ballades, rondeaux, lais, virelais, complaintes amoureuses), ainsi que des poésies plus longues et des ouvrages en prose {Livre des faits et bonnes mœurs du roi Charles V). [ Lire la biographie de Christine de Pisan]


Tous les poèmes de Christine de Pisan (poésie)






Poémes

Complaintes amoureuses
Explicit complainte amoureuse
L'épistre au dieu d'amours (mai 1399)
Le dit de la rose (14 février 1401, anc. st.)
Le débat de deux amans
Le livre des trois jugemens
Le livre du dit de poissy (avril 1400)
Ma douce amour...
Seulette suis...



Chansons

Chanson



Ballades

Ballade première
Pour acomplir leur bonne voulenté
Digne d'estre de lorier couronné
Voyez comment amours amans ordonne!
En traïson, non pas par vacellage
Quant cil est mort qui me tenoit en vie
Et si ne puis ne garir ne morir
Qui ma vie tenoit joyeuse
C'est bien raison que me doye doloir
Que mes griefs maulx soyent par toy delivré
Puis que fortune m'est contraire
Seulete suy sanz ami demourée
Que ses joyes ne sont fors que droit vent
Car trop griefment est la mer perilleuse
Qu'a tousjours mais je pleureray sa mort
Puis qu'ay perdu ma doulce nourriture
C'est souvrain bien que prendre en pacience
Cuer qui en tel tristour demeure
Car trop grief dueil est en mon cuer remais
De faire ami, ne d'amer
Encor n'en suis pas a chief
Qu'a peine le puis escondire
De reffuser ami si gracieux
Certes c'est cil qui tous les autres passe
Car vous tout seul me tenez en leece
Helas! que j'aray mautemps!
Les mesdisans qui tout veulent savoir.
J'en ay fait a maint reffus
Pour le desir que j'ay de vous veoir
Par dieu, c'est grant grace
Qu'a vraye amour puissent faire grevance
Je vueil quanque vous voulez
Se demeurez loing de moy longuement
Puis que partir vous convient
Pour la doulçour du jolis moys de may
Tant ont a durer mes peines
Et qui pourroit telle amour oublier?
Et si ne m'en puis partir
Puis que le terme est passé
Il en pert a ma coulour
Pour un seul bien plus de cinq cens doulours
Ne plus, ne mains ne que s'il estoit mort
Cil nonce aux gens mainte chose notable
Ce me fait la maladie
Je m'en sçay bien a quoy tenir
Et a la fois grant joye aporte
Ne nouvelles ne m'en vient
Puisqu'il m'a mis en nonchaloir
Je ne m'i vueil plus tenir
Vous me ferez d'environ vous foïr
Je m'en raport a tous sages ditteurs
Ce poise moy quant ce m'est avenu
Et que jamais leur meschance ne fine
Qui plus se plaint n'est pas le plus malade
Ainsi sera grance en vous assouvie
Qui bien aime n'oublie pas
Jusques a tant que je le reverray
Ha dieux! ha dieux! quel vaillant chevalier
Sont ilz aise? certes je croy que non
Mais vous parlez comme gent pleins d'envie
Mais il n'est nul si grant meschief
De moy laissier ainsi pour autre amer
A il doncques tel guerredon?
Qui maintenir veult l'ordre a droite guise
Ne me vueilliez, doulce dame, escondire
Et vous retien pour mon loial ami
Hé dieux me doint pouoir du desservir!
Dame, pour dieu, mercy vous cry
Sire, de si tost vous amer
Que vigour et cuer me fault
Doulce dame, je me rens a vous pris
Ne sçay qu'on vous a raporté
Las! que feray, doulce dame, sanz vous?
Je vous laisse mon cuer en gage
Ne vous oubli je nullement
De son ami, desirant qu'il reviegne
Dame, qu'a vous servir j'entende
Qui tant de maulz et tant d'anuis nous fait!
Si vous en cry mercy trés humblement
Voulez vous donc que je muire pour vous?
Prenez en gré le don de vostre amant
Le dieu d'amours m'en soit loial tesmoins
Ha desloial! comment as tu le cuer?
Se vous me faittes tel grief
Mais, se dieux plaist, j'en seray plus prochains
Se les fables dient voir
A dieu vous di, gracieuse aux beaulz yeux
Ce sera fort se je vif longuement
Ou autrement l'amour est fausse et fainte
Il y morra briefment, au mien cuidier
N'il n'est si bon qu'ilz n'y treuvent a dire
Ainsi est il de vous certainement
Il a assez science acquise
Mais fol ne croit jusqu'il prent
Nostre bon roy qui est en maladie
S'il n'a bonté, trestout ne vault pas maille
Se font pluseurs sages qui font a croire
Qui des sages font grant derrision
Dieux nous y maint trestous a la parclose!
En escrit y ay mis mon nom
Je chante par couverture
Amis, je ne sçay que dire
Pour le grant bien qui en vous maint
Comme autre fois me suis plainte
Belle ou il n'a que redire
Mon gracieux reconfort
La grant doulour que je porte
Puis que vous estes parjure
Je suis de tout dueil assaillie
Trés doulz ami, or t'en souviegne
En ce printemps gracieux
Se pris et los estoit a departir
Dieux! que j'ay esté deceüe
Trestout me vient a rebours
De meschief, d'anui, de peine
On doit croire ce que la loi commande
Balade retrograde
Balade a rimes reprises
Balade a responses
Balade a vers a responces
Lay de clxv vers leonimes
Explicit lays en vers leonnine
Car qui est bon doit estre appellé riche
Si com tous vaillans doivent estre
Et dieux vous doint leur bon droit soustenir
Et honneur en toutes querelles
Avisons nous qu'il nous convient morir
Ne les princes ne les daignent entendre
Car de juno n'ay je nul reconfort
Il veult trestout quanque je vueil
Amours le veult et la saison le doit
Assez louer, ma redoubtée dame
Si qu'a tousjours en soit memoire
Vous semble il que ce fausseté soit?
Juno me het et meseür me nuit
Se dieu et vous ne la prenez en cure
A charles d'albret, connétable de france
N'on n'en pourroit assez mesdire
A la reine isabelle de bavière ce jour de l'an, ma redoubtée dame
A louis de france, duc d'orléans
A marie de berry, comtesse de montpensier
Christine fait hommage à charles d'albret de son poème
Christine recommande son fils aîné au duc
Faittes voz faiz a voz ditz accorder
Le corps s'en va, mais le cuer vous demeure
Chapiaulx jolis, violetes et roses
Et certes le doulz m'aime bien
Et ce vous fait tout le monde plaire
En ce jolis plaisant doulz moys de may
Au duc d'orléans, sur le combat de sept français contre sept
Sur le combat des sept chevaliers français et des sept
Même sujet on vous doit bien de lorier couronner
A pou que mon cuer ne font
Au sénéchal de hainaut, d'entreprendre armes et peine
Apercevoir vueillez le voir
Vostre doulceur me meine dure guerre
A la reine isabelle de bavièresoit, sanz cesser, toute joye mondaine



Rondeaux

Com turtre suis sanz per toute seulete
Que me vault donc le complaindre?
Je suis vesve, seulete et noir vestue
Puis qu'ainsi est qu'il me fault vivre en dueil
Quelque chiere que je face
En esperant de mieulx avoir
Je ne sçay comment je dure
Puis que vous vous en alez
Bel a mes yeulx, et bon a mon avis
Puis qu'amours le te consent
De triste cuer chanter joyeusement
Pour ce que je suis longtains
C'est grand bien que de ces amours
M'amour, mon bien, ma dame, ma princesse
Doulce dame, que j'ay long temps servie
Je suis joyeux, et je le doy bien estre
Rians vairs yeulx, qui mon cuer avez pris
Tout en pensant a la beauté, ma dame
Sage maintien, parement de beauté
S'espoir n'estoit, qui me vient conforter
De tous amans je suis le plus joyeux
Belle, ce que j'ay requis
Jamais ne vestiray que noir
En plains, en plours me fault user mon temps
Visage doulz, plaisant, ou je me mire
A dieu, ma dame, je m'en vois
A dieu, mon ami, vous command
Il me semble qu'il a cent ans
Il a au jour d'ui un mois
Se loiaulté me puet valoir
Trés doulz regart, amoureux, attraiant
Le plus bel qui soit en france
J'en suis d'acort s'il vous plaist que je muire
De mieulx en mieulx vous vueil servir
Helas! le trés mauvais songe
Trés doulce dame, or suis je revenu
Puis qu'ainsi est que ne puis pourchacier
Doulce dame, je vous requier
Se m'amour voulsisse ottroier
De tel dueil m'avez rempli
Or est mon cuer rentré en double peine
Hé lune! trop luis longuement
Amis, ne vous desconfortez
Souffise vous bel accueil
Se souvent vais au moustier
Combien qu'adès ne vous voie
Comme surpris
Vous en pourriez exillier
Pour attraire
Amis, venez encore nuit
Il me tarde que lundi viengne
La cause de mon annuy
Dure chose est a soustenir
Cil qui m'a mis en pensée novelle
Vostre doulçour mon cuer attrait
Se d'ami je suis servie
Chiere dame, plaise vous ottroier
Vous n'y pouez, la place est prise
S'il vous souffist, il me doit bien souffire
Source de plour, riviere de tristece
Bel et doulz et gracieux
Pour quoy m'avez vous ce fait?
S'ainsi me dure
Amoureux oeil
Ma dame
Je vois
Dieux..
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    Poètes contemporains Christine de Pisan (1364 - 1431)



    1000 A.D. 1100 1300 1337 1340 2019 A.D.

    Jean de La Gessee
    (1100 - 1596)
    Guillaume de Machaut
    (1300 - 1377)
    Jean Froissart
    (1337 - 1404)
    Othon de Grandson
    (1340 - 1372)
     

     

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    Christine de Pisan
    (1364 - 1431)
     
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